23 juin 2008

Des flashs dans la nuit...


hé mec, spéciale dédicace du huit cinq, mec!

J'ai flanqué mes flashs à la benne...

Bon, pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un "flash", c'est une planche de dessins pour tatouage avec une dizaine de motifs, que l'on trouve souvent reliés sous forme de gros cahiers dans les antichambres des tatoueurs. On va y trouver 200 dauphins, 500 tribal, et et foultitude d'autres motifs généralement assez laids et inintéressants.

Je dois dire que j'en avais un peu marre de voir ces grosses compilations trainer sur ma table et inviter mes clients à me brandir sous le nez des horreurs que je ne pensais même pas posséder. Bien sûr, il n'y a pas que des drouilles, on peut y trouver parfois des œuvres de Bob Tyrrell ou de Coop, entre autres...

Mais bon, le principal problème des Flash, c'est qu'on a tous, nous les tatoueurs, à peu près les mêmes en stock, et que sur ce volume global, on va nous demander souvent les mêmes. Je prends encore pour exemple de cette fameuse tête de cheval en bas de dos tribal qui a été piquée à au moins 5 exemplaires à Perpignan : bonjour l'originalité !

Donc j'ai pris le parti de faire uniquement du sur-mesure...

Vu qu'on a des crayons bien taillés, un PC bien aiguisé et une imagination illimitée, autant s'en servir ! Même pour un petit dauphin, une petite étoile ou des cerises, rien ne vaut un petit croquis sorti en deux secondes de derrière les fagots, la garantie d'une pièce vraiment unique puisque créé sous les yeux du client ébloui (je sais, j'en fais trop!).

Ensuite il existe tellement de sources pour obtenir un motif totalement personnel : nous vivons dans la civilisation de l'image. Livres, films, photos, jeux vidéos, internet, sont autant de moyens de découvrir le visuel parfait, ou la combinaison d'influences qui nous permettra d'accoucher sans douleur du tattoo qui vous collera à la peau (facile) ! Les magazines de tatouage sont un bon moyen de savoir ce qui se passe dans notre petit monde, mais surtout pas une source de copies faciles et sans imagination.

Freehand : Magic touch !

Et puis pour les grosses pièces, il y a le freehand ou freestyle, un dessin directement réalisé au marqueur sur la peau et piqué de suite par dessus. La meilleure façon de gommer les différence qui peuvent exister entre un dessin plat (sur papier) et un tatouage sur volume (le corps). De plus en plus clients pour les tattoos de style poly me font confiance sur cette méthode, et même depuis peu, avec du new school ! La c'est réellement le "pied" : le client suit la genèse de son tatouage en temps réel, et moi je peux m'éclater à faire un travail réellement original et spontané, plus proche du dessin ou de la peinture que du tatouage... Que du bonheur !