01 juin 2010

Styles (5) : Le crayonné... croquis... "à la Tim Burton"...



Dénomination
Alors voilà donc un style qui ne dispose pas encore vraiment d'étiquette officielle même si un grand nombre de praticiens l'abordent plus ou moins directement...
Problème de taxinomie tout au plus, la demande étant de plus en plus répandue, on finit toujours par savoir de quoi on parle, à partir du moment où l'on commence à spécifier "un peu façon croquis" ou "à la Tim Burton" ou encore "avec des traits un peu cassés, qui sortent du dessin".

Evolution
Graphiquement, ce style permet au tatouage de s'affranchir des codes convenus de la mimesis et de l'acharnement technique pour aboutir à une forme d'expression plus libre et plus spontanée. Apparu à la fin des années 90 / début des années 2000, s'appuyant sur une longue tradition graphique et plastique qui remonte aux peintures rupestres en passant par Bernard Buffet, George Mathieu ou les symbolistes, ce type de tatouage avant-gardiste fut longtemps, au niveau national, la chasse gardée d'un petit nombre de tatoueurs, Tribal Act à Paris ou Belly Button dans notre bonne vieille cité de Perpignan.



VulgarisationAujourd'hui, il suffit de lire la presse magazine nationale pour s'apercevoir que de nombreux professionnels leur ont emboité le pas, soit de façon sporadique (comme moi ^^), soit en se spécialisant eux aussi.
Toulouse, Lyon, Paris, la plupart des grandes agglomérations ont leur pro du "croquis", tant et si bien, que l'originalité du concept a tendance à s'éroder pour devenir un style parmis tant d'autres. Il faut dire aussi que l'apparente facilité de dessin a parfois attiré sur ce territoire graphique des gens peu portés -ou doués- sur la technique, revers connu par l'art comtemporain en son temps.

Conclusion
Le style "croquis", quand il est correctement pratiqué, reste une bonne alternative aux grands courants du tatouage, Oldschool / Newschool, et permet même la réinterprétation de classiques sauce "Burton" : tribal, poly, hirondelle, lettrages... tout y passe !