02 août 2010

Styles (7) : le lettrage, deuxième partie : la forme.

Maintenant que nous avons survolé le fond du sujet, dans le précédent post, voici venu le temps (des rires et des chants...) d'aborder la partie graphisme du lettrage : la forme.


Lisible ou pas ?

   Quelque soit le contenu du message, la première question à se poser est : à qui est-il destiné ? Et par extension, doit il être crypté ou pas ? Il est tout à fait acceptable de se faire tatouer un message adressé à soi même, pour marquer un moment dans sa vie, se faire une promesse, un avertissement... une sorte de pense-bête ad vitam aeternam, dont on serait l'unique récipiendaire. La lisibilité n'est pas le principal atour que doit revêtir ce cas particulier de tatouage, qui pourrait d'ailleurs fort bien sauter le stade de l'écrit pour passer en mode symbolique.

   Vient ensuite le cas inverse : le message destiné à la compréhension d'autrui, où précisément la lisibilité devient un impératif.


Mais que fait la police !!!

   La police, ou "font" en anglais, est le type "d'écriture" que l'on va utiliser pour réaliser le lettrage. Il existe littéralement des dizaines de milliers de polices disponibles le net, il suffit d'aller faire un tour sur www.dafont.com pour s'en convaincre, il y en a pour tous les goûts, des plus classiques aux plus extravagantes.

  Le problème des ces polices est le même que celui des catalogues de motifs de tatouage : sur la masse globale de l'offre, 95% des fontes proposés sont laides ou tout simplement inintéressantes, donc on va retomber toujours sur les 5% qui restent. Par exemple, en police gothique, une majorité de tatouages utilise la "Cloister black" (quelque soit le nom qu'on lui donne, car des petits malins s'amusent à renommer des polices, bouh les méchants!!!)


   Il y a aussi les lettrages "faits main", comme les tags / graphs, les lettrages chicanos, les scripts  divers et variés ; ces réalisations originales permettent un degré de personnalisation incomparables avec celui des polices informatiques, le caractère unique de chaque tatouage étant quasiment assuré.

   Une bonne alternative est la modification d'une police informatique, soit en retouche informatique, soit sur sortie imprimante, ce qui permet de garder la rigueur de la machine tout en obtenant  un résultat personnalisé.


Support / Surface

   Un paramètre incontournable en matière de tatouage est le support : l'endroit où l'on va placer le tatouage va déterminer ce que l'on peut, ou ne peut pas faire. cette règle s'applique au lettrage tout autant qu'autres tattoos. Qu'il soit entendu que la peau permet beaucoup de choses, mais n'est pas un support aux capacités infinies, et que ce qui sort d'une imprimante ne lui est pas forcément adaptable. on va distinguer quatres axes de travail interdépendants :

  • la police
  • la taille
  • le nombre de caractères
  • l'endroit

   Une police complexe sera plus appropriée à du gros lettrage avec peu de caractère, a contrario un texte assez long se satisfera mieux d'une police simple et lisible. Toujours garder la lisibilité à l'esprit... Ensuite il n'est pas interdit d'adapter la ligne de base du lettrage à la zone tatouée : en arc de cercle sur le haut du ventre ou du dos, en vague au niveau du pli inguinal ou des abdos latéraux, tout est permis dans la mesure ou cela apporte un intérêt graphique au texte et une meilleure cohérence avec le corps..